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Le cycle féminin et son système hormonal

Le cycle menstruel

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La petite fille naît avec un certain nombre de cellules appelées ovocytes dans ses ovaires. Au moment de la puberté et sous l’action d’hormones hypophysaires, un fonctionnement s’installe. Il poursuit son activité cyclique jusqu’à la cinquantaine environ. Il perd de sa belle régularité lors de la périménopause avant de s’arrêter définitivement à la ménopause. Cette merveilleuse symphonie hormonale est programmée pour déclencher l’ovulation le 14 e jour et préparer l’endomètre à une nidation éventuelle. Si celle-ci ne survient pas, les règles ou menstruations se déclenchent en général autour du 28 e jour.

Pendant la première partie du cycle (qui débute le premier jour des règles), un follicule de De Graff, issu de l’un des deux ovaires se développe. Il se rompt le 14 e jour avant l’arrivée des prochaines règles pour laisser échapper un ovocyte mature signant l’ovulation. La deuxième partie du cycle transforme ce follicule de De Graff en un dispositif appelé corps jaune, sécrétant de la progestérone. Ce phénomène cyclique, dont la durée moyenne est de 28 jours, est déterminé par le système neuroendocrinien (hypothalamus, hypophyse) et s’achève le 1er jour des règles. Lors d’une perturbation du cycle, c’est toujours la première partie de ce cycle qui est modifié (écourtée ou prolongée). La deuxième partie du cycle reste fixe en termes de durée.

Le cycle se compose ainsi de plusieurs phases :

  •  La phase menstruelle ou phase de menstruation

En l’absence de fécondation, la production hormonale de la progestérone et des oestrogènes baisse.

L’ovocyte mature commence alors à dégénérer jusqu’à n’être visible qu’à l’état cicatriciel.

 Cette cicatrice est appelée corps albicans (ou corps blanc).

La vasoconstriction des artérioles spiralées entraîne l’arrêt de l’apport nutritionnel de la couche fonctionnelle de l’endomètre et donc sa dégénérescence. Cette couche se détache et s’élimine et il ne reste que la couche basale de l’endomètre. Cette élimination se traduit par les règles qui se composent de sang utérin, de desquamations de couche fonctionnelle (endomètre), de mucus et de liquide interstitiel. Plus ou moins abondantes, elles varient généralement entre 60 à 80 ml par cycle.

  • La phase pré-ovulatoire ou phase folliculaire

La première phase du cycle menstruel est de 14 jours. Elle est dite phase pré- ovulatoire ou folliculaire, car elle correspond à la maturation des ovocytes au sein d’un follicule ovarien. Après les règles, les follicules ovariens sécrètent des œstrogènes qui sont libérés dans le sang. Cette libération permet de stimuler la couche basale de l’endomètre afin de construire la couche fonctionnelle. En parallèle, les follicules mûrissent vers le follicule de De Graaf.

  •  La phase ovulatoire

Le follicule de De Graaf arrivé à maturité, libère l’ovocyte. En parallèle, la montée des œstrogènes informe l’hypophyse, grâce à la boucle rétroactive, d’un besoin de production de LH (lutéinisante hormone). Cette production de LH forme un pic qui crée l’ovulation (ainsi sans LH, l’ovulation n’a pas lieu).

  • La phase prémenstruelle ou phase post-ovulatoire

Une fois que le follicule de De Graaf a libéré un œuf mature, la cavité précédemment occupée par l’ovocyte se remplit de cellules lutéiniques contenant une matière lipoïde de couleur jaune. L’ensemble formé par le follicule de De Graaf vide et son amas de cellules lutéiniques constitue le corps jaune. Commence alors la 2 e partie de cycle qui se caractérise par la production de progestérone par ce corps jaune (en quantité plus importante que les œstrogènes). L’endomètre prolifère alors et devient très épais.

Il prend un aspect dentelé et une importante vascularisation. En cas de fécondation, le corps jaune reste présent 3 mois grâce à l’hormone chorionique du placenta. Puis le placenta prend le relais dans la production hormonale. À l’inverse, en l’absence de fécondation, le corps jaune dégénère en corpus albicans. La non-sécrétion hormonale entraîne alors les menstruations.

Tout ce cycle subit l’influence de l’hypophyse, elle-même sous le contrôle de l’hypothalamus. L’hypophyse répond également aux taux sanguins des hormones ovariennes, œstrogènes et progestérone. Ce fonctionnement est très sensible à certains neuromédiateurs comme l’adrénaline (hormone du stress) qui va agir sur l’hypothalamus.

La vie émotionnelle peut donc avoir d’importantes répercussions sur les cycles féminins.

So Naturopathie Naturopathe Brest

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